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Odeur de cannabis chez le voisin : que faire ?

11 oct.
4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Vous ouvrez la fenêtre de la chambre le soir et, quelques minutes plus tard, une odeur lourde et sucrée envahit la pièce. L’odeur de cannabis venant d’un voisin est un problème courant en appartement comme en maison mitoyenne. Elle est forte, reconnaissable et imprègne longtemps les rideaux, les vêtements et la literie. Dans cet article, vous verrez comment l’odeur entre chez vous, comment en parler aimablement et quelles étapes existent si rien ne change.

Fenêtre ouverte d’un appartement avec un rideau qui flotte au vent

Pourquoi l’odeur de cannabis se propage si facilement

Les personnes qui fument s’habituent à l’odeur et remarquent rarement jusqu’où elle va. Elle entre en général par :

  • Les fenêtres ouvertes et les balcons. La fumée monte et entre chez le voisin du dessus ou d’à côté.

  • Les conduits de ventilation communs. Dans certains immeubles, les logements partagent une gaine d’extraction. Si elle fonctionne mal, l’air d’un logement peut passer dans un autre.

  • La cage d’escalier. L’odeur passe sous les portes d’entrée, d’un logement à l’autre.

  • Les passages de tuyaux. Les ouvertures autour des canalisations et des prises dans un mur mitoyen laissent aussi passer l’air.

Vous sentez en permanence une forte odeur de plantes, même quand personne ne semble fumer ? N’en parlez pas à votre voisin. En cas de soupçon de culture, adressez-vous à la police ou à la gendarmerie.

En parler aimablement

Votre conversation ou votre message porte sur l’odeur chez vous, pas sur ce que fait votre voisin chez lui. Partez du principe que votre voisin ne sait pas à quel point l’odeur vous parvient, et décrivez ce que vous constatez :

« Quand quelqu’un fume sur le balcon le soir, l’odeur entre par la fenêtre de notre chambre et les enfants la sentent dans la leur. Je ne sais pas si vous vous en rendez compte. Pourrions-nous voir ensemble ce qui pourrait aider ? »

Citez un ou deux moments que vous avez vécus vous-même et leur conséquence. Évitez les suppositions sur la quantité ou la fréquence de consommation ; elles mettent surtout l’autre sur la défensive.

Ce que vous pouvez demander ou proposer

Ne demandez pas tout de suite le plus grand changement. De petits accords concrets fonctionnent souvent le mieux :

  • Ne pas fumer à une fenêtre ouverte ou sur le balcon de votre côté, au moins quand vos fenêtres sont ouvertes.

  • Fenêtres et portes fermées en fumant, pour que l’odeur ne parte pas dans la cage d’escalier ou chez les voisins.

  • Des moments sans odeur. Par exemple quand les enfants se couchent ou quand vous étendez le linge dehors.

  • Faire vérifier la ventilation ensemble. Si l’odeur passe par une bouche ou une gaine, le bailleur ou le syndic peut faire contrôler l’installation.

Vous pouvez calfeutrer votre porte d’entrée, mais ne bouchez pas les aérations ; cela peut être dangereux.

Que dit la loi ?

En France, l’usage de cannabis est interdit, y compris à domicile, et peut notamment donner lieu à une amende forfaitaire. L’odeur, elle, relève des règles de voisinage : un trouble anormal de voisinage peut être d’origine olfactive (article 1253 du Code civil), à condition d’être fort, fréquent ou durable. Le bail impose aussi au locataire d’user paisiblement de son logement, et le règlement de copropriété peut contenir d’autres règles. Cet article ne constitue pas un conseil juridique.

Notez ce que vous sentez

Si l’odeur continue d’entrer, tenez un journal pendant quelques semaines. Notez la date, l’heure, combien de temps l’odeur a persisté, par où elle est entrée et la conséquence, comme devoir fermer une fenêtre ou l’odeur dans la chambre d’un enfant. Notez ce que vous avez senti, pas qui, selon vous, en est la cause. Notez aussi les périodes sans odeur, pour voir si un accord fonctionne.

En pratique

Le site officiel Service-Public.fr rappelle que les troubles de voisinage peuvent aussi être d’origine olfactive et décrit un parcours progressif : parler d’abord avec l’occupant, puis écrire un courrier simple, puis une lettre recommandée, et prévenir le propriétaire si l’auteur est locataire ou le syndic en copropriété. Avant d’aller au tribunal, une tentative de solution amiable, par exemple auprès d’un conciliateur de justice gratuit, est en principe obligatoire (source : Service-Public.fr – Troubles de voisinage). Un premier message serein est donc la première étape de toute démarche.

Si vous ne trouvez pas de solution ensemble

  • Envoyez un deuxième message clair. Faites référence à votre premier message et citez quelques exemples de votre journal.

  • Faites appel à un conciliateur de justice. C’est gratuit, et une personne neutre vous aide à trouver un accord.

  • Vous êtes locataire ou en copropriété ? Informez le bailleur ou le syndic, surtout si l’odeur passe par la ventilation ou la cage d’escalier.

  • Vous soupçonnez une culture ou un trafic ? Ne contactez pas votre voisin ; adressez-vous à la police ou à la gendarmerie.

De l’aide pour le premier message

Le pack CalmNotes sur l’odeur de cannabis chez le voisin contient des exemples de messages modifiables pour aborder l’odeur sereinement, des messages de suivi si rien ne change et un journal pour noter quand vous la sentez. Retrouvez d’autres exemples et conseils sur notre page consacrée à l’odeur de cannabis chez le voisin.

Choisissez une prochaine étape adaptée

Journal de suivi gratuit — Consignez les faits, les échanges et les accords.

Préparer votre dossier et votre demande d’aide — Organisez vos informations et préparez une demande d’aide.

Trouver une aide adaptée — Découvrez qui peut vous aider selon votre situation.

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