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Harcèlement de voisinage : faire passer votre sécurité en premier

4 oct.
4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Quand vous subissez un harcèlement de voisinage, votre propre logement n'est soudain plus un endroit sûr. Un regard insistant à chaque passage, des remarques devant votre porte, des coups contre le mur, un ton menaçant dans l'ascenseur. Dans cet article, vous verrez comment faire passer votre sécurité en premier, comment garder une trace de ce qui se passe et qui peut vous aider.

Porte d'entrée avec sa serrure dans le couloir calme d'un immeuble

D'abord : la sécurité avant tout

Vous êtes menacé ou en danger immédiat ? Appelez le 17 ou le 112, ou envoyez un SMS au 114 si vous ne pouvez pas parler. Ne vous lancez pas dans une discussion et n'allez pas trouver l'autre personne pour vous expliquer. Une conversation bien intentionnée peut, au contraire, mettre de l'huile sur le feu.

Ce qui rend l'intimidation différente

Dans la plupart des conflits de voisinage, l'autre ne se rend pas compte de la gêne. Avec l'intimidation, c'est différent. Il s'agit de comportements destinés à vous faire peur ou à vous rabaisser, ou que vous ressentez ainsi : menaces, insultes, regards insistants, filatures, dégradations, ou retour permanent sur un vieux conflit.

Ce que vous ressentez compte, même si d'autres vous disent que ce n'est pas si grave.

Restez calme et gardez vos distances

Une longue discussion est rarement une bonne idée face à de l'intimidation. Si l'on vous interpelle malgré tout, répondez brièvement, de façon neutre, et continuez votre chemin :

« Je ne vais pas en discuter maintenant. S'il y a un problème, je m'adresserai au bailleur. »

Ne répondez pas aux insultes par des insultes, même si c'est tentant. Cela aggrave la situation et affaiblit votre position si vous cherchez de l'aide plus tard.

Ce qui peut vous aider à vous sentir plus en sécurité

  • Parlez-en autour de vous. À votre famille, à des amis ou à des voisins de confiance.

  • Prévoyez un contact de confiance. Convenez avec quelqu'un que vous lui enverrez un message s'il se passe quelque chose.

  • Évitez les moments de contact. Prenez par exemple une autre entrée ou un autre horaire si vous savez quand l'autre personne est souvent là.

  • Prenez contact avec le commissariat ou la gendarmerie. Vous pouvez aussi échanger avec eux via masecurite.interieur.gouv.fr.

  • Cherchez du soutien pour vous. Le 116 006, numéro d'aide aux victimes, est gratuit et joignable tous les jours de 9 h à 20 h. Votre médecin traitant peut aussi vous aider.

Que disent les règles ?

Les menaces sont punies par le Code pénal, tout comme le harcèlement moral, c'est-à-dire des propos ou comportements répétés qui dégradent vos conditions de vie et altèrent votre santé physique ou mentale. Vous pouvez porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie. Si vous souhaitez seulement signaler des faits sans poursuites, vous pouvez déposer une main courante, sur place uniquement. Si l'auteur est locataire, son bailleur doit agir une fois informé des troubles, par une mise en demeure puis, si besoin, en demandant au juge la résiliation du bail.

Il s'agit d'une information générale et non d'un conseil juridique. Un point-justice, une association d'aide aux victimes ou la police peut vous dire ce qui est possible dans votre situation.

Gardez une trace de ce qui se passe

Tenez un journal : la date, l'heure, ce qui s'est passé ou a été dit, qui était présent et la conséquence, par exemple que vous n'osiez plus sortir. Écrivez de la façon la plus précise et factuelle possible. Conservez les messages et les mots reçus. Ne photographiez pas et ne filmez pas vos voisins, et ne braquez pas de caméra sur leur logement : le droit à l'image et la vie privée s'appliquent. Ne publiez rien sur les réseaux sociaux.

Dans la pratique

Un coffre-fort pour vos preuves. Avec France Victimes, la plateforme gratuite Mémo de Vie permet de tenir un journal et de mettre en sécurité ses documents et ses preuves (source). La leçon : un journal bien conservé vous servira le jour où vous demanderez de l'aide.

Le bailleur a des obligations. Le site officiel Service-Public rappelle qu'un propriétaire informé des troubles causés par son locataire doit le mettre en demeure, et peut aller jusqu'à demander la résiliation du bail. S'il ne fait rien, les voisins peuvent engager sa responsabilité (source). La leçon : un signalement écrit et précis au bailleur compte.

Qui peut vous aider

  • Le bailleur ou l'organisme HLM. Signalez les faits par écrit. Ils peuvent rappeler l'autre locataire à l'ordre et engager d'autres démarches.

  • Le syndic, si cela se passe dans une copropriété.

  • La police et la gendarmerie. Pour une main courante ou une plainte. En cas de danger immédiat, toujours le 17 ou le 112.

La conciliation ou la médiation n'est souvent pas adaptée en cas d'intimidation, surtout s'il y a des menaces ou de l'agressivité.

Un premier signalement par écrit

Le pack CalmNotes Intimidation par un voisin vous propose des modèles modifiables pour un signalement factuel et posé, avec un journal Excel pour consigner les incidents. Découvrez aussi nos autres packs en français.

Choisissez une prochaine étape adaptée

Journal de suivi gratuit — Consignez les faits, les échanges et les accords.

Préparer votre dossier et votre demande d’aide — Organisez vos informations et préparez une demande d’aide.

Trouver une aide adaptée — Découvrez qui peut vous aider selon votre situation.

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