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Encombrement des parties communes : comment en parler aux voisins

4 oct.
4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Une poussette au pied de l'escalier, un vélo contre le mur du palier, des cartons et des chaussures dans le couloir commun. L'encombrement des parties communes semble anodin, jusqu'au jour où vous devez passer avec vos courses ou une poussette. Dans cet article, vous verrez pourquoi les affaires restent dans les espaces communs, comment en parler calmement, quelles règles s'appliquent et que faire si rien ne change.

Couloir commun d'un immeuble avec un vélo appuyé contre le mur

Pourquoi des affaires dans le couloir ?

Le plus souvent, par manque de place. Un appartement a rarement beaucoup de rangements, la cave est loin ou pleine, et la poussette ne rentre pas dans l'ascenseur. D'autres voient le palier comme un prolongement de leur logement.

Ce que vos voisins ne réalisent souvent pas, c'est que le couloir est aussi un chemin d'évacuation. Et que ce qui, pour eux, n'est que quelques affaires près de la porte devient un obstacle pour d'autres, surtout pour une personne en fauteuil roulant, avec un déambulateur ou qui voit mal.

Commencez par la compréhension

Partez du principe que vos voisins n'y ont pas pensé. Parlez de votre expérience, pas d'une règle. Par exemple :

« Je comprends que vous manquiez de place, c'est pareil chez nous. Mais j'ai parfois du mal à passer avec les courses, et j'ai aussi pensé à ce qui se passerait en cas d'incendie. Pourrions-nous voir ensemble si on peut faire autrement ? »

Des demandes concrètes

Ne demandez pas tout de suite que tout disparaisse. Allez-y progressivement. Par exemple :

  • Laisser le passage libre. Demandez si les affaires peuvent être placées de façon à garder un passage large.

  • Les gros objets à la cave. Les vélos, cartons et meubles ont généralement leur place à la cave ou dans le local à vélos.

  • Rien près de l'escalier ou des portes. C'est justement là qu'il faut pouvoir passer vite en cas d'incendie.

  • Pas d'objets inflammables. Pensez aux cartons, aux vieux papiers ou à une trottinette électrique avec sa batterie.

  • Chercher une solution ensemble. Il existe peut-être dans la résidence un local pour les poussettes ou les vélos. Posez la question ensemble au gardien, au bailleur ou au syndic.

Choisissez un ou deux points et convenez d'en reparler dans quelques semaines.

Quelles règles s'appliquent ?

En copropriété, le règlement de copropriété fixe les conditions d'utilisation des parties communes. Il s'impose à tous les copropriétaires et à leurs locataires. Un règlement intérieur, adopté en assemblée générale, peut préciser ces règles, par exemple sur la propreté ou la sécurité. Si vous êtes locataire, la loi du 6 juillet 1989 vous oblige à user paisiblement des lieux, et votre bailleur, social ou privé, a souvent son propre règlement d'immeuble. Le gardien, le bailleur ou le syndic est votre premier interlocuteur.

N'oubliez pas que les escaliers et couloirs servent de chemin d'évacuation et d'accès aux secours. Un passage encombré ou des objets inflammables y représentent donc un vrai risque. Il s'agit d'une information générale et non d'un conseil juridique. Pour savoir ce qui s'applique dans votre immeuble, l'ADIL de votre département vous renseigne gratuitement.

Notez quand cela se produit

Les affaires restent là ? Notez pendant quelques semaines ce que vous voyez : la date, l'heure, ce qui était déposé et la conséquence, par exemple que vous n'avez pas pu passer avec une poussette ou que la porte de l'escalier était bloquée. Restez factuel. Ne photographiez pas vos voisins ni leur porte d'entrée, et n'accusez personne dans le groupe de discussion de l'immeuble.

Important : ne retirez pas vous-même les affaires de vos voisins. Cela provoque des disputes et peut se retourner contre vous. Laissez faire le gardien, le bailleur ou le syndic.

Dans la pratique

Le syndic a une marche à suivre. Lorsqu'une règle du règlement de copropriété n'est pas respectée, le syndic commence par un courrier de rappel. Si cela ne suffit pas, il peut demander l'accord des copropriétaires pour engager une action en justice (source). La leçon : un signalement factuel au syndic peut faire avancer les choses.

La conciliation fonctionne souvent. Selon une étude du ministère de la Justice, les conciliateurs de justice ont reçu environ 142 000 demandes en 2015. Environ 21 % concernaient des problèmes de voisinage liés à une nuisance, et un accord a été trouvé dans 56 % des cas (source). La leçon : un tiers neutre aide souvent à trouver un arrangement, sans passer par le juge.

Si le dialogue ne suffit pas

  • Un deuxième message. Reformulez calmement votre demande et citez quelques moments de votre journal.

  • Le gardien, le bailleur ou le syndic. Ils sont responsables des parties communes et peuvent rappeler les règles aux occupants.

  • Le conciliateur de justice. Si l'ambiance est tendue, ce bénévole, qui intervient gratuitement, peut aider à conclure un accord.

  • Les secours. En cas de danger immédiat, comme un incendie, appelez le 18 ou le 112.

Un premier message posé

Le pack CalmNotes Affaires dans les parties communes vous propose des messages modifiables pour aborder le sujet aimablement, des relances si rien ne change et un journal Excel pour noter ce que vous constatez. Découvrez aussi nos autres packs en français.

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