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Vis-à-vis et intimité

Une lucarne avec une grande fenêtre, une nouvelle terrasse sur le toit, un balcon ou un trampoline d’où les enfants regardent par-dessus la clôture : d’un coup, vous vous sentez observé dans votre jardin ou votre cuisine. Vos voisins ne s’en rendent souvent pas compte ; pour eux, c’est plus de lumière, plus d’espace ou un jeu pour les enfants.


Décrivez ce qui est visible de votre côté : votre terrasse, la baie vitrée, la cuisine ou une chambre, et à quels moments vous le remarquez. Demandez quelque chose de réaliste, comme un brise-vue, un verre dépoli, des stores à lames ou des plantations, plutôt que la fermeture de la fenêtre ou la démolition de la terrasse.


Les modèles de messages et le journal vous aident à en parler sereinement et à noter ce que vous convenez. N’utilisez que ce que vous constatez vous-même, ne photographiez pas vos voisins et tenez compte de leurs intérêts, comme la lumière et l’espace.


Que dit la réglementation ?

Le Code civil impose 1,90 mètre entre la limite séparative et les fenêtres, balcons ou terrasses qui permettent de regarder en face chez le voisin (vues droites, article 678), et 0,60 mètre pour les vues obliques (article 679), sauf si une voie publique sépare les propriétés. Des jours de souffrance en verre opaque et fixe restent possibles sous conditions. Après trente ans, une servitude de vue peut être acquise par prescription. Une vue conforme n’est pas illégale en soi ; seul un trouble anormal de voisinage peut être sanctionné. Une autorisation d’urbanisme ne remplace pas ces règles.


Comment s’y prendre

1. Notez ce qui a changé, ce qui est visible de là et quand, et prenez des photos datées depuis votre terrain, sans personne dessus.

2. Envoyez un message aimable avec une proposition concrète, comme un brise-vue d’un côté, un verre dépoli ou de grandes plantes, et proposez de parler des frais.

3. Convenez d’une date pour vérifier ensemble si cela fonctionne.

4. Rien ne change ? Un conciliateur de justice (gratuit) peut vous aider, ou la mairie si les travaux ont été faits sans autorisation, ou le bailleur ou le syndic.


Conseils pour votre message

N’accusez pas, décrivez ce que vous voyez. Une phrase comme « Depuis que la terrasse est là, on voit directement notre jardin et notre salon ; pourrions-nous regarder ensemble un brise-vue ? » fonctionne généralement mieux que « Vous passez la journée à regarder chez nous ». Ne supposez rien sur ce que vos voisins voient ou font.


Il s’agit d’informations générales, pas d’un conseil juridique individualisé.

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L’image montre un exemple général ; les messages du pack sont adaptés à cette situation.

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Pourquoi CalmNotes ?

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  • Une approche issue de l’expérience des nuisances de voisinage et de la médiation.

  • Des outils conçus pour favoriser l’apaisement.

  • Des modèles à adapter et à utiliser concrètement.

 

Choisissez une démarche adaptée. Si le contact présente un risque, demandez d’abord de l’aide.

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